[Inter]view

Pour l’ONG israélienne B’Tselem, « Il n’y a pas d’occupation démocratique »

[En ce 17 septembre] Israël vote pour élire ses représentants à la Knesset. Elections serrées, jeu politique instable en raison du système électoral israélien, enjeux importants pour l’avenir même du Premier ministre actuel Benjamin Netanyahou, encerclé par de nombreuses affaires de corruption. Puis la Palestine reste le contre-champ indépassable de ces questions internes. Le quotidien Haaretz a ainsi révélé que Benjamin Netanyahou avait eu la tentation de repousser ces élections législatives en raison d’une possible intervention contre Gaza.

En attendant les résultats, [Ehko] vous propose l’interview rare du directeur de l’ONG israélienne des droits de l’Homme, B’Tselem.

B’Tselem est l’une des ONG israéliennes les plus controversées et les plus exposées dans son pays. Elle a été créée en 1989, en pleine première Intifada, alors que le camp de la paix israélien n’était pas encore réduit à une impuissance politique. B’Tselem s’est donné pour mission de documenter et rendre publiques les violences qui font couler régulièrement le sang dans l’ancienne Palestine mandataire. Ses rapports réguliers sur la violation des droits de l’homme, ses prises de position publiques ont valu à l’ONG d’être régulièrement accusée de trahison et de déloyauté par les autorités israéliennes et parfois par une partie de l’opinion publique de son pays.

Dire l’occupation

Les enquêtes détaillées de l’ONG portent sur les violations des droits humains commises par l’armée israélienne en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza. À travers des statistiques, des témoignages in situ, des images vidéo et des reportages, B’Tselem établit une cartographie géographique, mais aussi juridique, militaire et politique de l’occupation. S’en dessine alors une architecture mouvante et flexible qui sépare êtres, terres, toute idée même d’Etat palestinien par la fragmentation d’un territoire. Un processus élaboré qui transforme ce même territoire en confettis de communautés atomisées, décrits par B’Tselem comme des « bantoustans ». Au milieu de ces entités palestiniennes volontairement isolées, les colonies s’étendent, inexorablement.

Deux ans après sa création, B’Tselem a publié un rapport détaillé établissant le recours à la torture contre les prisonniers palestiniens par les forces de sécurité israéliennes. L’affaire avait secoué Israël, des commissions d’enquête officielles ont été créées. C’est aussi l’un des volontaires de B’Tselem qui avait filmé le soldat israélien Elor Azaria tirant sur un Palestinien blessé et désarmé après une attaque au couteau à Hébron. La vidéo avait suscité un débat national et un tollé international.

Aucune institution n’échappe à ces enquêtes : le rôle dans l’occupation de l’armée, des partis politiques mais aussi du système judiciaire israélien est minutieusement décrit. Se dégage une vue d’ensemble de la structure et de l’architecture militaro-judiciaire mises en place par l’occupation des territoires palestiniens.

Parmi les préoccupations de l’ONG, évidemment la bande de Gaza et sa situation dramatique.  L’ONU avait prévenu dès 2017 que d’ici 2020 cette bande de terre sous double blocus israélien et égyptien serait inhabitable. « Nous sommes déjà en 2020 », prévient pour [Ehko] Hagaï el Ad, directeur de B’Tselem. « La situation sur place est déjà une catastrophe humanitaire. Nous n’avons pas besoin d’attendre 2020 pour voir que 2 millions de personnes vivant dans la plus grande prison ouverte de la planète, à seulement une heure de Tel Aviv, sont étouffées lentement. La situation est déjà insupportable. Ce n’est pas un secret. Du point de vue d’Israël, c’est acceptable. Après 10 ans de blocus, Israël a maintenu Gaza séparée de la Cisjordanie, dans le cadre d’une stratégie visant à maintenir la division du peuple palestinien. Il me semble que certaines personnes en Israël ne voient pas cette réalité. Ce n’est pas qu’ils ne savent pas, ils savent, mais ils sont pour la plupart d’accord avec cela et c’est précisément une partie du problème ».

En octobre 2018, lors d’un discours remarqué, Hagai el Ad s’était adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce discours avait suscité de nombreuses critiques de la part de son pays. Le directeur de l’ONG avait alors répondu que s’il avait condamné l’occupation devant l’institution internationale, il ne s’agissait pas pour lui de condamner Israël. Mais ce fut là l’habituel procès en trahison régulièrement mené contre ceux qui, en Israël, sont traités de « smolanim » ou gauchistes, détestés par la droite et l’extrême droite israéliennes. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait alors déclaré que l’association s’était jointe aux « choeurs de dénigrement » d’Israël et avait « recyclé de fausses accusations » selon lesquelles l’occupation et les colonies « sont au cœur du conflit ».  Mais la force du discours de Hagai El Ad avait été de mettre une réalité derrière un mot « occupation » , mot qui se vidait parfois de son caractère concret au profit d’une vision qui la voudrait irrémédiable et invisible. Hagaï el Ad avait ainsi fait référence à la « violence bureaucratique quotidienne et invisible » qui domine la vie des Palestiniens « du berceau à la tombe », déplacements, droits civils et politiques, droits fonciers et du travail.

Mais si l’ONG dénonce la réalité telle qu’elle est vécue par les Palestiniens, elle refuse de proposer un projet politique, sinon celui de la fin de l’occupation. « Nous sommes une organisation de défense des droits de l’homme, axée sur les droits de l’homme. Fétichiser le nombre d’états, un ou deux, n’a aucun sens. Pour les défenseurs des droits de l’homme, la seule question n’est pas de savoir combien d’États il y aurait, mais si une véritable démocratie existera, et si les gens jouiront pleinement de leurs droits démocratiques. Vous pouvez avoir deux États qui ignorent les droits de l’homme. Nous nous demandons simplement si les futures négociations déboucheront sur un système politique qui favorisera le plein respect des droits de l’homme, quel que soit le nombre d’États. Du point de vue des droits de l’homme, une solution à un ou deux États est acceptable, à condition que les gens soient d’accord. Nous n’imposons pas aux gens un choix ou un autre. La seule situation inacceptable pour nous serait un système qui perpétue l’occupation. L’occupation est le principal obstacle à la pleine jouissance des droits de l’homme pour tous, et c’est pourquoi nous exigeons sa fin. La forme politique, les détails de l’arrangement politique doivent être alignés sur les droits de l’homme », détaille pour [Ehko] Hagai el Ad.

Une telle activité a suscité contre l’ONG au mieux une forme d’animosité modérée en Israël et au pire un ciblage délibéré. En janvier 2016, par exemple, un incendie d’origine inconnue avait causé des dommages considérables aux bureaux situés à Jérusalem.

Financé principalement par des gouvernements européens, l’ONG a acquis une influence importante en Europe et aux Nations Unies. Sur le site web de l’ONG, une phrase attire ainsi l’attention : « En conformité avec la loi anti-ONG du gouvernement israélien qui cherche à assimiler tout financement étranger à de la déloyauté, veuillez noter que nous pouvons ou non être totalement financés par des entités étrangères. Quoi qu’il en soit, nous restons fidèles aux valeurs des droits de l’homme, à la liberté, à la démocratie et à la fin de l’occupation ».

Sous cet avertissement, l’ONG semble ainsi souligner- et contourner-, la loi votée en juillet 2016 par la Knesset, qui vise les organisations recevant plus de la moitié de leur financement de gouvernements étrangers en leur faisant obligation de le mentionner dans leurs rapports d’activités. Parmi les ONG ciblées, Breaking the Silence, Yesh Din ou Shalom Arshav. Et bien sûr B’Tselem. Autrement dit, des ONG dites « de gauche » dont l’objectif est de protéger les droits de l’homme et de dénoncer l’occupation et les crimes connexes. Mais en réalité, il s’agirait, selon Benjamin Nétanyahou, d’empêcher d’autres Etats de s’occuper des « affaires intérieures d’Israël ».

Quoi qu’il en soit, en décembre 2018, B’Tselem et l’ONG palestinienne Al-Haq se sont vues décerner conjointement le Prix des droits de l’homme 2018 de la République française à Paris au Ministère de la Justice à Paris. Le prix concerne des « organisations harcelées ou soumises à des pressions pour la défense et la promotion des droits de l’homme ».

Mais Hagai el Ad tempère ces attaques : « Nous ne sommes pas intimidés. Nous jouissons de solides appuis. Même si nous subissons des intimidations, les militants des droits de l’homme dans les territoires palestiniens souffrent plus, beaucoup plus. Nous jouissons de nombreuses protections et privilèges, mais pas eux ».

La stratégie internationale

Le site web de l’ONG est en 3 langues : Hébreu, arabe et anglais. Les enquêtes menées sont accessibles tout à la fois aux populations israélienne et palestinienne mais aussi à la communauté internationale à travers la langue mondiale qu’est l’anglais. B’Tselem concentre d’ailleurs ses efforts sur la scène internationale, à travers un plaidoyer actif pour une action internationale. Selon l’ONG, l’occupation ne devrait plus être considérée comme une question interne, mais comme une question internationale. C’est peut-être la seule façon de surmonter les limites internes de l’action en faveur des droits de l’homme dans un pays où les institutions défendent et participent à l’occupation et où l’opinion publique semble insensible à la réalité.

B’Tselem avait ouvert son bureau américain en 2008. En mars 2019, l’ONG israélienne B’Tselem a annoncé qu’elle avait engagé Simone Zimmerman pour diriger les opérations politiques américaines du groupe. Simone Zimmerman est co-fondatrice de IfNotNow (INN), une ONG de jeunes juifs américains qui dénonce l’occupation. Sa nomination s’inscrit dans sa stratégie internationaliste, avec l’importance croissante que B’Tselem attache à la promotion d’une campagne pour des sanctions internationales contre Israël.

Cette évolution vers l’internationalisme offre également une stratégie efficace de contournement effectif du droit israélien dans son ensemble, lequel vise à étendre et à perpétuer l’occupation. Le droit international présente des avantages évidents de contrer la rhétorique officielle israélienne selon laquelle l’occupation serait une affaire intérieure. Il s’agit d’une norme objective, en dehors d’Israël et de son droit national. En outre, ce droit international permet de jouer sur la hiérarchie des normes juridiques fondées sur la plus haute légalité. Car Israël n’est pas une île isolée en ce qui concerne le droit international et doit être tenu responsable de ses obligations et devoirs. Enfin, cette légalité internationale inclut toutes les parties, sans aucun angle mort.

En d’autres termes, si, en vertu du droit israélien, certains Palestiniens ne sont pas des sujets de droit, ils le sont pleinement au regard du droit international, qui leur offre alors cette protection juridique qui leur est refusée par le droit israélien.

L’autre avantage de cette stratégie de contournement de la légalité israélienne par le droit international est qu’elle est non-violente. « En tant qu’organisation de défense des droits de l’homme, nous avons un engagement absolu en faveur de la non-violence. C’est pourquoi nous essayons d’autres moyens de mettre fin à l’occupation. Nous appelons la communauté internationale à s’exprimer et à défendre notre engagement en faveur des droits de l’homme, à prendre des mesures concrètes pour changer la situation ici. C’est un moyen réaliste et non violent de mettre fin à l’occupation », nous déclare Hagaï el Ad.

C’est dans cette perspective d’appel à la légalité internationale que B’Tselem a lancé une campagne encourageant les soldats israéliens à refuser de tirer sur des manifestants à Gaza. Malgré les menaces de poursuites pour sédition. Le nombre de Gazaouis blessés et estropiés à balles réelles pendant Les « Journées de la Terre » a incité B’Tselem à dénoncer les ordres donnés de tirer à balles réelles et à les qualifier de « contraires au droit international ». L’ONG a simplement rappelé qu’en vertu de ce droit, l’utilisation de balles réelles contre les manifestants n’est autorisée qu’en cas de danger mortel et en dernier recours.

Mais cette stratégie de s’appuyer sur la légalité internationale a ses limites. Parce que comme le note Hagai el Ad : « Dans de nombreuses déclarations, nous avons noté l’expression des « préoccupations » de la communauté internationale. Mais nous n’avons pas vu d’actions concrètes ». Le directeur de l’ONG est donc très critique à l’égard de ce qu’on a appelé « Le deal du siècle » présenté par Donald Trump comme la solution à la situation israélo-palestinienne. « Nous préférons l’appeler l’accord du demi-siècle, en référence aux 50 dernières années. Depuis en fait qu’Israël a commencé à opprimer les Palestiniens sans en subir aucune conséquence. En gros, tant qu’Israël persécute lentement les Palestiniens, c’est très bien ! Cela donne en fait au reste du monde l’excuse de fermer les yeux et de ne rien faire pour arrêter Israël et le tenir responsable. C’est inacceptable ».

B’Tselem, par son action, souligne le hiatus, la contradiction, voire l’aporie de la situation : Israël peut opprimer et rendre impossible la vie de millions de personnes tout en étant considéré comme une démocratie. Cependant, comme le souligne Hagai El Ad : « Il n’y a pas d’occupation démocratique. Il ne peut s’agir d’une question interne ».

Contrecarrer les « récits »

Par ses activités, B’Tselem rappelle inlassablement aux Israéliens une réalité qui se déroule à une heure de route de leur environnement protégé, sous bulle presque iréelle. Par ses rapports et son rôle de vigie, l’ONG contredit également les mythes ou les récits de soi d’une société qui prétend être innocente, malgré tout et malgré l’occupation. Une armée, qui ne serait que « défensive » selon l’acronyme de l’armée israélienne (Israeli defense forces, IDF) ; une armée qui a aussi développé le concept de « pureté des armes », d’impossibilité de ne pas agir comme tel sur le terrain de l’occupation, « il n’y a pas le choix » (ein brara), de souffrance des soldats obligés de « tirer et pleurer » (bokhim vé yorim).

Toute une innocence, constituée à coup de « code militaire », par des appels à des philosophes qui participent à la rédaction de ce même code. Une innocence nécessaire pour un minimum de cohésion à la psyché de la société israélienne. B’Tselem, par ses appels incessants au respect du droit international, expose pourtant une dure réalité aux yeux de tous, de l’opinion publique mondiale à l’opinion publique israélienne. Une question essentielle de softpower parce que le dit conflit israélo –palestinien a autant pour enjeu la terre que l’imposition d’un récit unique : autodéfense contre occupation, légitimité biblique versus légitimité historique et internationale. « Maintenir cette illusion d’innocence est important. Elle contribue également à maintenir l’impression d’impunité dans le pays. Toutes les composantes du système judiciaire : conseillers, cour suprême, procureurs généraux, contribuent à construire cette illusion. Prétendre que ce qu’Israël fait aux Palestiniens est légal. Ils insistent sur ce point. Mais c’est un mensonge, c’est faux. C’est de la propagande légale. C’est un point très important pour Israël parce qu’il est utilisé dans la propagande internationale » explique Hagai el Ad.

L’occupation, si elle détruit la société palestinienne en sociocide lent, ne laisse pas pour autant la société israélienne indemne. « Il est impossible de prétendre, dans un scénario réaliste, que l’oppression d’un autre peuple n’aurait pas de conséquences sur sa propre société, sur l’identité de la société qui occupe. C’est impossible. Premièrement, le contexte normatif dans lequel Israël occupe les Palestiniens est en opposition directe avec les droits de l’homme et toute norme démocratique qu’Israël prétend soutenir. Appliquer les mêmes règles et les mêmes lois à tous est, en fait, la base de toute société moderne. Sauf dans les territoires occupés. À cet égard, Israël, au sein de sa propre société, normalise une réalité qui refuse des droits à tant de personnes et depuis si longtemps. Cela sape le fondement même d’une société. Les Israéliens sont d’accord avec le fait que tant de gens n’ont pas la même protection qu’eux. L’occupation a des conséquences différentes des deux côtés », remarque Hagai el Ad.

Parmi les récits, patiemment élaborés par les autorités israéliennes, l’idée que l’occupation ne serait que temporaire et seulement en réponse à une situation d’insécurité. Cependant, tous les rapports de B’tselem prouvent que tout est fait sur le terrain pour que l’occupation soit irréversible. Une politique du fait accompli qui reçoit la justification du système juridique israélien, jusqu’à ce que le droit international la justifie à son tour, comme tente de le faire le « Deal du siècle ». B’Tselem dans le « Fake Justice Report » du 6 février 2019 s’est engagé à dénoncer le système judiciaire israélien, qui couvre l’architecture complexe de l’occupation par un voile juridique « acceptable ». Selon le rapport, l’épicentre de cette autojustification, voire de cette auto-absolution, est la Haute Cour de justice israélienne, qui donne son aval aux expulsions et aux diverses actions de dépossession. Au point de rendre la vie quotidienne difficile aux Palestiniens, voire « illégale » dans le principe même. Cependant, comme le dit Hagai el Ad : « Il n’y a pas de questionnement juridique concernant la situation des territoires occupés. La situation à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem n’est pas conforme au droit international. Il n’y a pas de véritable question sur la réalité et l’illégalité de l’occupation ».

Un autre « récit » que l’ONG brise est celui du statu quo : l’idée d’une situation gelée, entre deux camps en attente d’un règlement politique pour mettre fin à cette glaciation et attentisme. Hagai el Ad prévient : « Il n’y a plus de statu quo parce que la situation change constamment. Israël construit de plus en plus de colonies de peuplement, donc ce n’est pas une situation statique. Tout le monde s’est habitué à ce que cette situation continue dans la mauvaise direction, appelée statu quo. Mais ça n’arrête pas de changer. Plus de maisons démolies, plus de villages rasés. On permet à cette réalité de perdurer et c’est ainsi que c’est un avantage pour Israël. Israël peut avoir les deux. Plus d’occupation et aucune conséquence internationale. Du point de vue israélien, c’est le résultat idéal ».

Hagai El Ad n’hésite pas à rappeler l’histoire. Pour le public américain, il pourra parler des lois Jim Crow, ces lois racistes et infâmes des États ségrégationnistes du sud des États-Unis. Parce comme il le souligne, « puisque les Palestiniens sont sous occupation, ils sont considérés comme des non-citoyens, ils ne peuvent pas voter, et surtout, ils ne sont absolument pas représentés dans les institutions israéliennes qui gouvernent leur vie ».

La politique du Grand Apartheid en Afrique du Sud est également rappelée. Il ne s’agit évidemment pas de forcer l’analogie mais d’éveiller les consciences qui croient que tout cela appartient au passé et ne reviendra pas. B’Tselem s’inspire également de la philosophie juive. Le nom de l’association signifie littéralement : « à l’image de ». C’est là une allusion à Genèse 1, 27 : « Et Dieu créa l’homme à son image. A l’image de Dieu, Il les a créés ».

« Le nom de notre ONG exprime l’éthique juive et universelle du respect et de la défense des droits de l’homme. L’idée même de B’Tselem est donc l’universalité des droits de l’homme. Ce n’est pas quelque chose qui a été inventé en 1948 (Déclaration des droits de l’homme). C’est aussi un principe juif. Mais nous vivons donc dans une réalité où ce principe est violé tous les jours » rappelle Hagai el Ad.

Illustration : Des enfants sur les ruines du village détruit al-‘Ajaj. Vallée du Jourdain, 11 Août 2015. Photo de Aref Daraghmeh, B’Tselem.

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